Pris dans le tourbillon katmandais !

Jour J ! C’est l’heure du grand départ, celui que l’on prépare depuis un peu moins d’un an et demi maintenant. Un dernier repas avec toutes les familles réunies, un dernier bout de fromage et de saucisson et nous prenons la direction de Paris pour une première étape avant la longue, longue journée qui nous attend le lendemain. Le faux retard de notre TGV qui écourte les au revoirs ou encore la promiscuité du métro parisien n’empiètent en aucun cas notre excitation et nous voilà, sans que nous ne nous en rendions compte, à la capitale. François, en tenue de trek, fait la grimace : le béton à perte de vue lui donne la nausée !

Le lendemain, nous voilà dans l’avion, un A380 ! C’est une première pour Aubin dont l’expérience se résume à un biplace à hélice. A bord, le High Tech est de mise. Écrans, films à foison, vidéos en direct depuis le dessus de l’avion et on en passe. Aubin alterne dessins animés, parties de Flipper et d’Astéroïde. Il semble s’adapter assez vite et facilement à ce nouvel environnement. Comme dirait l’autre, « Fous ta cagoule ! ». Avec la clim à fond, nous ne voulons pas prendre le risque de tomber malade et nous enfilons nos couches de survie préparées pour l’occasion. Nous sommes alors en tenue de ski dans un avion en direction des Émirats Arabes Unis où on nous annonce près de 40°C.

Nous et nos tenues anti rhumes !

6 heures, trois films et 2 repas plus tard, nous voilà à Dubaï et il est minuit heure locale ! Comment décrire cet aéroport..? Un labyrinthe ? Un centre commercial ? Toujours est-il que nous avons suivi un véritable jeu de piste pour accéder au terminal du deuxième vol. Passage du contrôle de sécurité dans un sens, passage du contrôle dans l’autre sens, bus pour aller à l’autre bout de l’aéroport, passage de 40 à 20 degrés et de 20 à 40 au moins 6 fois et voilà qu’il est déjà l’heure d’embarquer. Le deuxième avion est beaucoup plus rudimentaire mais aucun problème, il faut dormir ! Après un long sommeil profond de 3h ou plutôt après une alternance de somnolences de 2 minutes ponctuées de réveils pour le repas nocturne végétarien de la compagnie, nous sommes réveillés, émerveillés, éblouis devant la splendeur et la majesté de la chaîne de l’Himalaya qui dépasse des nuages !

Au loin les sommets himalayens culminant à plus de 8000m, presque la hauteur de vol des avions de ligne !
Réveil de Thibaud. Vous pouvez observer son bonheur à la vue de ces sommets.

Et puis voilà Katmandou. Enfin ! Ça faisait quelque temps que nous attendions cet instant pour se poser un moment, au calme (quelle inconscience de notre part !) et régler les différents détails nécessaires à notre long trek. Après avoir survécu à la mafia aéroportuaire, les népalais qui attendent les touristes pour, on peut le dire clairement, les raqueter (« Bakchich my friend, bakchich ! »), notre guide local, Tej, nous dépose à un hôtel.

4 loques qui ont sauté une nuit, ça ressemble à ça !

Alors Katmandou… comment dire ? Vous voyez une salade ? Une salade composée ? Non encore mieux, un « foures-y-tout » ? Un « gratin de reste » comme dirait Thibaud ? Vous savez, quand vous prenez tous vos restes dans votre frigo, que vous saupoudrez le tout avec du gruyère râpé puis que vous enfournez ça au four ! C’est notre façon simple et concrète de vous faire goûter à cette frénésie, cette folie sortie tout droit d’un autre monde ! Des singes courant sur les lianes électriques, des nuages mélangeant poussières et gaz d’échappement qui étouffent, des vélos taxi, des découpes de viandes sur trottoir et surtout une absence totale de code de la route. Et de route par la même occasion. Vous voulez rire ? Allez c’est parti. On va y aller crescendo. Pour doubler, ça se passe à contre sens, la voiture part sur la voie de droite, klaxonne car il y a une voiture en face puis se rabat (petite précision, au Népal on roule à gauche). Rien d’extraordinaire me direz vous. Passons au « clignotant main » maintenant. Pas de clignotant dans cette ville. Un passager est chargé de remplir cette mission : il sort le bras, parfois le buste, pour indiquer son changement de direction en tapant sur la pare choc. Ça ne vous bluffe toujours pas ? Alors que dites-vous du gars, qui, pour transporter sa moto en panne, la prend sur ses genoux pendant que son ami l’amène en moto ? Sympa la dépanneuse non ? Vous n’êtes pas impressionné, vous êtes un dur à cuire ? Passons alors au bouquet final, l’apothéose, les bus locaux ! Ces véhicules sortis tout droit de la casse ne s’arrêtent pas. Le principe est simple, une personne est penchée à l’extérieur. Son rôle est de crier la direction du bus. Puis, si celle-ci vous convient, il faut sauter dans le bus en route et s’accrocher, comme dans les films. On a même vu, une famille, courant au milieu de la route surbondée en criant et en levant les bras à la poursuite du bus qui leur convenait. Magique non ? En tout cas, nous ça nous fait bien rire. Il se passe pas 5 minutes sans qu’un événement vienne marquer à jamais notre point de vue occidental. Comme par exemple cet homme qui se promène avec sa chèvre en laisse !

Cette première semaine est l’occasion de goûter à quelques plats locaux. La peur de la tourista est omniprésente. L’eau du robinet, on oublie. Le pire, ce sont les jus de fruits servis au petit déjeuner. On alterne une gorgée de jus avec une de thé quasiment brûlant, on se dit que ça peut désinfecter. Et surtout, on ne dépasse pas les 3 gorgées de jus de fruit. On va y aller progressivement ! Côté aliments solides, pour le moment on s’en tire assez bien et nos papilles ont découverts des mets jusqu’alors inconnus.

En haut, des momos salés, des sortes de raviolis fourrés à la viande ou au légume. En bas à gauche, des momos sucrés au chocolat et au miel, un délice ! En bas à droite des nans, des sortes de galettes à la viande, aux légumes, au beurre ou même natures !

Rencontre avec Saru et l’école VHMaVi

Nous sommes allés faire un tour du côté de Chapali, où se trouve l’école VHMaVi pour rencontrer Saru, la directrice ! Nous avons pu poser nos valises chez elle le temps du trek et nous les retrouverons en janvier lorsque que nous reviendrons pour notre action solidaire. Quel contraste avec l’excitation du centre de Katmandou ! De la verdure, des montagnes, pas de klaxons… Tout ce qu’il nous faudra pour se ressourcer après trois mois de marche. Nous avons pu rencontrer les élèves qui sont super accueillant et qui ne loupent pas une occasion pour nous regarder, les yeux comme des pépites et avec un grand sourire en disant « What’s your name ? »ou encore « How old are you ? » et ce, dès 6 ans ! Il nous ont même offert des pooris, des galettes soufflées indiennes !

Vue depuis la cour de l’école

Nos petites pépites

Restauration

À la sortie de l’Immigration Office, après avoir prolongés nos VISAS (de 15 jours seulement… Le trek se terminera donc avant le 27 Décembre obligatoirement…), nous demandons au garde, fort sympathique s’il connaît un endroit bien pour manger. 5 personnes se rassemblent autour de lui et une discussion commence. 2 min plus tard, un népalais nous emmène 10m plus loin dans une sorte de garage au bord de la route transformé en cuisine. Le genre de truc où la tourista te guette à chaque bouchée. On est pas là pour faire les difficiles, on se lance et arrivera ce qui arrivera ! Nous observons l’homme cuisiner et échangeons avec lui. Il est super gentil et nous autorise à filmer ce qu’il fait. Au menu, momos, noodles (pâtes chinoises) et des patates fries et épicées. Magnifique ! Le tout accompagné de cocas et de thés pour un total de 570 Roupis, soit 4€ pour nous 4. Qui dit mieux ? Nous voilà rassasiés et la peau du ventre bien tendue ! Seule ombre au tableau, la louche de cuisine utilisée sert apparement également de gratte cheveux. Qu’importe, nous sommes heureux !

Avec notre copain cuistot !

Auberge

Après le premier hôtel visité un poil « border line », nous avons opté pour l’auberge de jeunesse Alobar 1000 dans le quartier de Thamel. Même si les sanitaires laissent à désirer (normal au Népal), l’ambiance et les chambres sont au top ! Au rooftop, tout le monde se retrouve dans une sorte d’espace détente musical. La WiFi est même valable ! Utile pour écrire des articles !

Rencontre

En achetant des cartes SIM locales dans un petit magasin de téléphonie, nous avons fait la connaissance avec Südin, le vendeur népalais ! Super sympa, c’est notre premier follower Instagram népalais ! Il est à fond sur notre projet et va nous suivre tout le long de notre aventure ! Il a même voulu nous faire un prix sur le forfait internet !

Maintenant place aux choses sérieuses : direction plein Est ! Départ pour Ilam en bus demain 15h puis Tharpu en Jeep où nous commencerons notre traversée direction Taplejung !

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